Non obligatoire mais fortement conseillé, le diagnostic légionellose permet de mettre en évidence dans un logement la présence (ou l’absence) de cette bactérie, Légionella pneumophila, qui peut infecter l’homme.
La Légionellose : kézako ?
Découverte et prénommée Légionella suite à un congrès de l’American Legion à Philadelphie (USA) en 1976, où 180 cas (sur 4 500 participants) avaient été diagnostiqués.
Ce bacille existe sous deux formes :
- une bénigne, la fièvre pontiaque, équivalente à un symptôme grippal et qui guérit entre 2 et 5 jours
- la maladie du légionnaire, sa forme la plus sévère. Le diagnostic Légionellose porte bien entendu sur cette seconde forme.
La légionella est un germe hydrique : il se développe donc dans les milieux aquatiques, qu’ils soient naturels ou artificiels. Les principales sources de contamination sont les circuits de production et de distribution d’eau chaude (cause la plus fréquente), les systèmes de conditionnement d’air, les tours aéroréfrigérantes, les circuits de refroidissement industriel, les humidificateurs d’air, les piscines, les jacuzzis et spas, les bassins et fontaines, les établissements de santé, et les établissements thermaux.
Elle prolifère entre 20 et 45°C (température optimale 37°C) dans les eaux stagnantes ou dans les canalisations abîmées par la corrosion et le tartre. C’est un milieu propice à la multiplication de la légionellose qui, une fois installée, s’étale le long des canalisations jusqu’à les recouvrir d’une pellicule protectrice - « biofilm » - qui favorisera son développement.
La contamination se produit en inhalant un aérosol d’eau infectée. Suite à cette inhalation, l’incubation dure entre 2 et 10 jours. Les symptômes de la maladie sont un état grippal avec de la fièvre, des myalgies, des céphalées, une toux sèche, et des troubles digestifs. Elle peut évoluer jusqu’à une insuffisance respiratoire, une infection pulmonaire grave (pneumonie) avec des décès dans 15 % des cas. Certains facteurs aggravent le risque de contracter la légionellose :
- l’âge ;
- les dépendances à l’alcool ou au tabac ;
- l’immuno-dépression ;
- les maladies graves ou chroniques (cancer, diabète, affection respiratoire…)

On confirme l’infection à la légionellose par des examens en laboratoire via une radio pulmonaire, une mise en culture des sécrétions bronchiques (pour isoler la souche de légionella), une immunofluorescence directe et une recherche d’antigènes dans les urines.
L’institut de veille sanitaire a recensé 1298 cas de légionelloses en 2012 en France, dont 130 cas mortels (taux d’incidence 1,98/100 000 habitants). La plupart des malades ont été infectés entre juin et septembre avec un pic en juillet, les fortes chaleurs favorisant l’apparition de la bactérie. Le nombre de malades touchés par la légionellose a régulièrement augmenté ces dernières années, et est peu à peu devenu un problème de santé publique.
C’est depuis 1987 que la surveillance de la légionellose s’est réellement renforcée sur le territoire français. Il est aujourd’hui obligatoire pour un médecin de déclarer la maladie aux médecins inspecteurs de la Direction Départementale des Affaires sanitaires et Sociales (DDASS), déclaration coordonnée à l’échelle nationale par le réseau national de santé publique.
Le Centre National de Référence de Légionella (ministère de la santé) et le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (responsable de la surveillance et de la prévention des infections nosocomiales en milieu hospitalier) font également partie du groupe de vigilance concernant la légionellose.
20 % des cas de légionellose sont acquis en milieu hospitalier, c’est pourquoi le diagnostic légionellose participe à la sécurité et au confort sanitaire des établissements recevant du public mais également des habitations privées.
Les traitements contre la légionellose sont à base d’antibiotiques (érythromycine et fluoroquinolones) mais le plus efficace reste la prévention. En effet, il est facile de réduire les risques et les infections avec un entretien régulier des circuits d’eau.


L’expert procède à un état des lieux afin de repérer les dangers potentiels et identifie les points à risque (canalisations, cuves, coudes, ballon d’eau chaude, etc.). Après cet examen visuel, le professionnel réalise plusieurs relevés de température à différents points sensibles du réseau d’ECS, des mesures du PH de l’eau et une recherche de corrosion dans les canalisations.