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Diagnostic Performance Energétique : estimation du gain financier


Diagnostic Performance Energetique pour les habitations

Depuis plusieurs années, toute vente ou location d’un bien immobilier doit s’accompagner d’un Dossier de Diagnostics Techniques. Le diagnostic qui prend le plus d’importance ces derniers temps est le DPE, les français étant plus attentifs au classement écologique de leur logement. Mais concrètement, en termes d’économies d’énergies et financières, que représente un changement de classe énergétique.

Petit rappel sur le DPE

Obligatoire depuis 2006 pour une vente, et 2007 pour une location, le DPE est tenu à la disposition des locataires ou des acquéreurs par le propriétaire. Le DPE évalue la quantité d’énergie consommée par le bien immobilier en analysant la surface, l’orientation, les murs, les fenêtres, les matériaux, tous les équipements de chauffage, de production d’eau chaude, de refroidissement ou de ventilation. Il évalue ensuite l’impact de cette consommation en termes d’émissions de gaz à effet de serre et en déduit la performance énergétique du logement.

Toutes les conclusions sont remises au propriétaire dans le rapport du diagnostiqueur mais ne l’oblige pas à effectuer des travaux d’amélioration. Le classement du bien, A classe très peu énergivore à G très énergivore, doit apparaître dans l’annonce de vente ou de location.

Le résultat du DPE n’apporte pas d’informations sur l’économie financière qui peut en résulter.

Consommation énergétique et émission de gaz à effet de serre

DPE : estimation du gain financier

D’après le site quelleenergie.fr, les économies peuvent être assez élevées mais varient en fonction du type de chauffage utilisé, de l’isolation (murs, combles, sol), de la ventilation, du type de vitrage de l’habitation.

C’est sur le chauffage au fioul que les économies sont les plus importantes. Par exemple, pour une maison de 120m², qui passerait de la classe C à la classe B, équivaut à une économie de 540 €/an sur la facture énergétique. Ce gain financier monte à 1190 €/an pour une maison identique qui passerait de la classe F à E.

Classement Chauffage au fioul, classe G à A

  • Passage d’une classe B à A : 330 euros
  • Passage d’une classe C à B : 540 euros
  • Passage d’une classe D à C : 750 euros
  • Passage d’une classe E à D : 970 euros
  • Passage d’une classe F à E : 1190 euros
  • Passage d’une classe G à F : 1180 euros

Concernant le chauffage au gaz, la maison classe énergétique E, consommant 280 kWh/m²/an réaliserait 610 € d’épargne chaque année, en passant dans la classe D.

Classement Chauffage au gaz, classe G à A

  • Passage d’une classe B à A : 210 euros
  • Passage d’une classe C à B : 350 euros
  • Passage d’une classe D à C : 480 euros
  • Passage d’une classe E à D : 610 euros
  • Passage d’une classe F à E : 760 euros
  • Passage d’une classe G à F : 750 euros

Enfin pour le chauffage électrique, un changement de la tranche D à la tranche C permet d’économiser 430 €/an sur le budget énergie. Passer de la classe G à F représente 680 € de gain.

Classement Chauffage électrique, classe G à A

  • Passage d’une classe B à A : 180 euros
  • Passage d’une classe C à B : 310 euros
  • Passage d’une classe D à C : 430 euros
  • Passage d’une classe E à D : 560 euros
  • Passage d’une classe F à E : 670 euros
  • Passage d’une classe G à F : 680 euros

D’autres chiffres émanant de l’ADEME montrent également les importantes économies financières pouvant être réalisées : pour un pavillon de 85 m² avec une consommation de 290 kWh ep/m² dépensant 1553 € TTC par an pour 3000 litres de fioul, pourrait baisser sa facture à 78 kWh ep/m² avec 504 litres de fioul par an pour un total de 743 € soit plus de 800 € d’épargné.

Réduire sa facture d’énergie, les travaux à envisager

Selon quelleenergie.fr, la réalisation de ces travaux d’isolation « permet de réduire jusqu’à 60 % la consommation d’énergie globale d’un bien immobilier ». Les parties d’un logement qui peuvent être améliorées, concernent l’isolation thermique (volets isolants, isolation des portes d’entrée donnant sur l’extérieur, isolation des parois opaques, des parois vitrées…), le chauffage et la production d’eau chaude (chaudière, chauffe-eau solaire, chauffage au bois, pompe à chaleur…), et la production électrique (équipements de production d’énergie utilisant les énergies éoliennes ou hydrauliques…).

Plus que pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre, la motivation des ménages reste principalement financière. Néanmoins, cette motivation est freinée pour les mêmes raisons : le montant des travaux à réaliser est souvent trop élevé. Des experts comme ceux de l’expertise peuvent vous aider à calculer le retour sur investissement d’une telle démarche.

Budget limité, quelles aides pour améliorer le classement énergétique

Même si les français se sentent plus concernés par les questions environnementales, 58 % des ménages ayant effectués un DPE ont entrepris des modifications, le taux de réalisation de travaux lié aux économies d’énergie est en baisse (12 % en 2012 contre 15 % en 2009), même constat dans les intentions de travaux (16 % en 2012 pour 18 % en 2011).

Diagnostic Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+)

Cependant, de nombreuses aides existent et peuvent vous soutenir une démarche d’amélioration énergétique. Il existe de multiples conditions d’aides en fonction de votre situation personnelle, de l’âge du logement, du lieu de résidence etc. Les trois principales aides mises en place par le gouvernement sont le crédit d’impôt développement durable, la TVA réduite et l’Eco-prêt à taux zéro.

Pour tout connaître en détail, renseignez-vous auprès de l’ADEME ou sur le site www.renovation-info-service.gouv.fr.